
CADRE MACRO-ECONOMIQUE
1 – La petite, mais ouverte, économie du Luxembourg est très sensible aux rythmes et au développement de l'Europe, ainsi qu’à l'évolution des prix du pétrole ; de tels phénomènes ont influencé les activités économiques et financières du Pays en 2005 et conditionneront le futur développement de l'économie en 2006 et en 2007.
Selon le rapport annuel publié pour 2005-2006 par le Forum économique mondial, le Luxembourg se place au 25ème rang dans la classification des économies les plus compétitives.
L’évolution de la conjoncture du Pays dépend essentiellement des développements de l'économie internationale et du commerce extérieur. Les exportations devraient profiter de la forte demande internationale et de la composante plus dynamique du produit interne brut. Quant aux importations, la pénétration du marché national de la part des produits étrangers est structurellement plus forte au Luxembourg par rapport aux pays limitrophes.
Dans le rapport annuel présenté en juin de cette année, le Gouverneur de la Banque Centrale du Luxembourg affirme que la croissance économique est en train de s'accentuer en 2006 et il justifie une hausse des projections de développement de l'économie qui devraient varier entre 4,4 et 5 %.
Le ralentissement de la demande internationale pour l'année prochaine laisse pressentir une baisse de la croissance économique en 2007, mais le taux d'augmentation du PIB devrait cependant rester au-dessus de 4 % pour la quatrième année consécutive, par rapport à une moyenne dans la "zone euro" de 1,4 %. Le remaniement de telles prévisions, par rapport à 2004 (7,1 %), est lié en particulier à la hausse des prix du pétrole.
2 - Malgré la restructuration du secteur industriel, et la forte concurrence des pays de l’Europe de l'Est et des pays asiatiques, l'activité industrielle du Luxembourg, dans son ensemble, est restée compétitive en 2005 et durant les premiers mois de 2006. L’indice de la production industrielle, corrigé en fonction de la différence de jours travaillés, a augmenté de 6 %.
Malgré une baisse (-11,2 %) de la production sidérurgique par rapport au niveau de production de 2004, les autres activités industrielles restent bien orientées, plus particulièrement les secteurs de l'électricité et du gaz (+ 22,6 %), des biens d’équipement, d'outillages et d'appareillages (+ 12,4 %), le secteur alimentaire (+ 13,3 %), les appareils électriques et électroniques (+ 9,4 %). L’évolution conjoncturelle pour l’industrie des constructions a, par contre, une tendance négative. En 2005 la production par jour travaillé enregistre une diminution (-0,6 %). Il faut aussi noter le bon maintien des activités concernant les constructions résidentielles ; alors que dans le secteur des constructions non résidentielles, les indices sont inférieurs à ceux de 2004.
Le secteur des travaux publics doit faire face à la réduction des investissements décidée par le gouvernement, égale à - 13 % en 2005. Cette année, selon la Banque Centrale, la conjoncture dans le secteur des constructions devrait continuer à bénéficier d'une demande soutenue d’habitations résidentielles. Les autorisations de construction résidentielle ont augmenté de 35 %.
L’année 2005 a été caractérisée par une flexion des investissements industriels de l’ordre de 25 % environ, d’après un sondage récent où il résulte que de nombreux investissements, essentiellement dans l'industrie des biens intermédiaires, ont été abandonnés ou différés. Le montant des investissements annoncés pour 2006 montre, au contraire, une augmentation d’environ 13 %.
3 - L'évolution favorable de l'activité commerciale s’est également poursuivie une bonne partie de 2005 et durant les premiers mois de 2006, bien que les rythmes ont été moins soutenus. Le volume d'affaires du commerce au détail a augmenté de 1,3 % ; la persistance d'une croissance cependant inférieure à l'augmentation des prix à la consommation, fait que les volumes résultent négatifs. Le commerce de gros a augmenté de 1,1 %. Les chiffres concernants les hôtels, les restaurants et le tourisme enregistrent des signes positifs, toutes ces activités ayant bénéficié du semestre de présidence luxembourgeoise de l'Union européenne.
4 - 152 banques et 73 institutions financières opèrent au Luxembourg ; la somme de leurs budgets au 31 mai 2006 (environ 1.009 milliards d'euro) a augmenté de 13 % depuis mai 2005.
Les activités financières, secteur fondamental de l'économie luxembourgeoise, avec plus de 30.000 employés, ont recueilli un fort développement en particulier dans les rapports avec la clientèle privée et les fonds d'investissement. De plus, une augmentation non négligeable des commissions bancaires pour les instituts de crédit a été enregistrée. L’évolution positive des indices boursiers au niveau international, qui influence directement les activités financières du Grand-Duché, semble justifier un certain optimisme pour 2006.
5 - Concernant la politique budgétaire du Luxembourg, elle est déterminée par le " Pacte de Stabilité et de Croissance ", engageant les Pays de la zone euro à respecter l'objectif d’un solde équilibré à moyen terme.
Dans le projet de budget pour 2006, déposé à la Chambre des Députés fin octobre 2005, il est prévu que les recettes augmentent d’environ 8,6 % durant la période 2005-2006 par rapport à celles de 2004. Les dépenses devraient augmenter à un rythme plus soutenu que les recettes (+ 10,7 %).
En 2006, le budget de l'ensemble des administrations publiques présentera vraisemblablement un déficit de -1,4 % du PIB. Le déficit budgétaire serait causé essentiellement par une diminution des recettes dérivant d'impôts directs sur les sociétés et d'une forte augmentation tendancielle des dépenses de la sécurité sociale, des dépenses de l'administration centrale.
Même pour les années suivantes, les projections de la Banque Centrale indiquent un déficit de -1,2 % en 2007 et de -1,4% en 2008.
6 - L'inflation, au taux de 3,4 %, a enregistré une augmentation de 1,2 points de pourcentage par rapport à l'année précédente. En 2005 son accélération a été influencée par l'augmentation des prix des produits pétroliers et des prix administrés. Le taux d'inflation, calculé sur 12 mois, devrait descendre à 2,6 en 2006. L'indice des prix de la production industrielle a subi une augmentation de 9,5 % dans les huit premiers mois de cette même année.
7 - Concernant le marché du travail, le Luxembourg ne se détache pas beaucoup des pays voisins. La croissance moyenne de l'emploi global s'est stabilisée autour de 2,9-3 % en 2005 et 3,3 % pour le premier quadrimestre de 2006 et, selon la Banque Centrale, elle restera probablement à un tel niveau au cours des deux prochaines années. Le taux de chômage " au sens étroit du terme ", a une tendance à la hausse : de 4,3 % en 2005, il devrait arriver à 4,6 % en 2006, s'approchant progressivement des 5 % en 2008.
Le taux de chômage " au sens large " (c’est-à-dire comprenant les travailleurs en chômage partiel et en formation) a dépassé 6,5 %. La croissance des salaires nominaux moyens, indexation incluse, a atteint 4,2 % en 2005 et pourrait encore augmenter de 3,7 % en 2006.
Le coût salarial par unité de produit devrait augmenter entre 1,9 et 2,8 % en 2006, en relation avec la modulation de l'indexation et continuer à croître aussi durant la période de 2007-2008, à cause du déclin de la compétitivité, conséquence d’une diminution de la productivité du travail.
8 – L’indice de confiance des consommateurs a décliné en 2005 avec une situation négative des anticipations relatives à la situation économique générale. L'indice de la Banque Centrale des cinq premiers mois de 2006 sur la propension à la dépense des consommateurs est négative et a atteint l’un des niveaux les plus bas de ces trois dernières années. La baisse est causée par les pessimistes anticipations concernant la situation financière des familles, le taux de chômage et la capacité d'épargne.
La dépense publique, selon le projet budgétaire pour 2006, devrait rester expansive tant pour les consommations que pour les investissements.
Concernant la formation brute de capital fixe, l'élément clé réside dans les investissements privés, qui restent une source importante pour l'augmentation de la capacité productive du Pays. L'attitude des entrepreneurs a changé, en effet après la forte augmentation des investissements enregistré en 2004, elle est devenue plus prudente en 2005. Cette année 2005 se distingue par une baisse des investissements industriels de l’ordre de 25 % environ, selon un récent sondage montrant que beaucoup d'investissements, essentiellement dans l'industrie des biens intermédiaires, ont été abandonnés ou différés. Le montant des investissements annoncés pour 2006 enregistre, au contraire, une croissance d’environ 13 %.
9 - Selon les données récemment publiées par la Banque Centrale du Luxembourg, la balance des opérations courantes a montré un solde positif de 2,85 milliards d'euro en 2005, résultat semblable à celui de 2004. Le solde des services s’est amélioré et a atteint 12,35 milliards d'euro, alors que le solde des échanges de marchandises (-3,39 milliards d'euro), des revenus et dividendes (- 5,04 milliards d'euro) et des transferts courants (-1.069 millions d'euro) s’est dégradé.
L'amélioration du solde des services est liée essentiellement à l’évolution favorable des services financiers, des transports et des services des assurances.
Concernant les mouvements de capitaux, les opérations financières du Grand-Duché avec le reste du monde se sont soldées par une exportation nette de capitaux de 2,9 milliards d'euro.
En considérant les différentes composantes du compte financier, les flux d’investissements de portefeuille ont enregistré d’importantes recettes nettes, qui ont été compensées par des dépenses nettes d'investissements directs et autres investissements. Les dépenses de capitaux pour investissements directs à l'étranger ont atteint un solde de – 64,9 milliards d'euro en 2005. Les recettes pour les investissements étrangers au Luxembourg ont relevé un solde de + 56,8 milliards d'euro en 2005, en baisse par rapport au – 62,2 millions d'euro de 2004.
Les investissements de portefeuilles ont enregistré d’importantes recettes nettes de 42 milliards d'euro en 2005 (254 milliards en recette contre 212 milliards d'euro en dépense).
Principaux indicateurs macro-économiques
(en millions d’euro)
|
2003 |
2004 |
2005 |
2006 (1) |
| PIB nominal |
23.956 |
25.994 |
27.033 |
28.250 |
| PIB réel (var%) |
5 |
7,1 |
4,0 |
4,4-5,0 |
| Production industrielle (var%) |
2,3 |
7,6 |
6,0 |
- |
| Taux d’inflation (%) |
2,5 |
2,2 |
3,48 |
2,6 |
| Consommation privée (var. % ) |
3,5 |
3,5 |
-1,2 |
1,0 |
| Consommation publique (var. %) |
8,5 |
8,0 |
3,2 |
2,5 |
| Investissements fixes bruts (var. % ) |
4,8 |
-1,2 |
-25 |
+13 |
| Demande intérieure (var.%) |
|
|
|
|
| Taux de change (valeur loc. par $) |
1,13 |
1,24 |
1,25 |
1,25 |
| Dette extérieure (% sur PIB) |
|
|
|
|
(1) Données prévisionnelles
Source: Banque Centrale
LE COMMERCE EXTERIEUR DU LUXEMBOURG
1 - En 2005 les échanges commerciaux du Luxembourg ont mis en évidence une relative stagnation par rapport aux niveaux élevés atteints durant l'année précédente.
En 2005 la balance commerciale du Luxembourg, en comparaison aux autres pays du monde, a enregistré un solde négatif de -3.977 millions d'euro, avec une aggravation de 16,3 % par rapport à 2004.
Les importations ont atteint la valeur de 14.134 millions d'euro (+ 4,6 %), alors que les exportations ont été égales à 10.157 millions d'euro, avec un accroissement de 4,3 %.
L'aggravation du solde commercial est due en grande partie à l’augmentation des prix des produits pétroliers et de certaines matières premières métalliques et au ralentissement des exportations de produits sidérurgiques.
Les exportations ont augmenté (en valeur) principalement à cause de la forte hausse des prix des produits sidérurgiques.
Durant le premier trimestre 2006, les échanges commerciaux ont eu une évolution plus dynamique par rapport à la même période de l'année précédente, avec une augmentation de l'exportation (+ 8,4 %) et des importations (+ 14,4 %).
Durant la même période, le solde a été négatif avec 1.197 millions d'euro, face à un déficit de 916 millions d'euro en 2005.
Comme il a déjà été signalé les causes sont principalement à rechercher dans l'augmentation des prix des produits pétroliers et des autres matières premières.
Balance commerciale du LUXEMBOURG (en millions d’euro)
Janvier- décembre 2004 – 2005
|
Année 2004 |
Année 2005 |
Var. % 2005/2004 |
| EXPORT |
9.739 |
10.157 |
+4,3 |
| IMPORT |
13.518 |
14.134 |
+4,6 |
| TOTAL |
23.257 |
24.291 |
+ 4,4 |
| SALDO |
-3.419 |
-3.977 |
+16,3 |
Source: STATEC
Janvier - mars 2005 – 2006
|
Année 2005 janv-mars |
Année 2006 janv-mars |
Var. % 2006/2005 |
| EXPORT |
2.510 |
2.722 |
+8,4 % |
| IMPORT |
3.426 |
3.919 |
+14,4 % |
| TOTAL |
5.936 |
6.641 |
+11,8 % |
| SOLDE |
-3.419 |
-3.977 |
+16,3 |
2 - Les échanges de marchandises du Luxembourg sont concentrés sur le marché européen et plus particulièrement dans les pays limitrophes : Allemagne, France et Belgique. Ils absorbent environ 55 % des exportations et fournissent les trois quarts des importations.
Concernant les importations, la position dominante de la Belgique, en 2005, principal fournisseur du Luxembourg avec 4.922 millions d’euro, est lié à l'existence d'un réseau très étendu de représentations commerciales datant de la période de l'Union économique et monétaire - Benelux.
Suit l'Allemagne (3.801 millions d’euro), avec une augmentation de 4,3 %. Les achats de la France (1.696 millions d’euro) ont enregistré une baisse de - 9,3 %. Les importations des Pays-Bas ont augmenté de 31,2 % (891 millions d’euro), des Etats-Unis de 6,3 % (504 millions d’euro) et de l'Italie de 16,0 % (416 millions d’euro).
La contraction des flux de marchandises en recettes a frappé les produits provenants de Taiwan (-15,8 %), du Japon (-20,7 %) et de la Pologne (-18,9 %).
La Chine a encore un poids modeste dans les importations de marchandises avec 63 millions d'euro et une hausse de 17,1 %.
Durant le premier trimestre 2006, les quotes-parts de marché sont restées quasiment identiques à l'année précédente. Sur l’ensemble des pays, les plus fortes hausses tendancielles des importations ont été enregistrées par le Royaume-Uni (+ 223 %), la Suisse (+ 58,3 %), la République Tchèque (+ 52,0 %), la Chine (+ 40,4 %), Hong Kong (+ 28,5 %), l'Italie (+ 13,2 %).
IMPORTATIONS (en millions d’euro)
Principaux pays fournisseurs
Janvier – décembre 2005
|
Pays |
2004 |
2005 |
Var. 05/04 |
Quote-part de marché |
|
Quote-part de marché 2005 |
|
|
TOTAL |
13.518,46 |
14.133,66 |
4,6% |
100,00% |
|
100,00% |
|
|
BELGIQUE |
4.844,78 |
4.921,97 |
1,6% |
35,8% |
(1) |
34,8% |
(1) |
|
ALLEMAGNE |
3.646,91 |
3.801,98 |
4,3% |
27,0% |
(2) |
26,9% |
(2) |
|
FRANCE |
1.877,40 |
1.696,46 |
-9,6% |
13,9% |
(3) |
12,0% |
(3) |
|
PAYS-BAS |
679,16 |
890,82 |
31,2% |
5,0% |
(4) |
6,3% |
(4) |
|
USA |
474,30 |
504,20 |
6,3% |
3,5% |
(5) |
3,6% |
(5) |
|
ITALIE |
358,59 |
415,87 |
16,0% |
2,7% |
(6) |
2,9% |
(6) |
|
ROYAUME-UNI |
226,10 |
345,38 |
52,8% |
1,7% |
(7) |
2,4% |
(7) |
|
SUISSE |
183,51 |
204,13 |
11,2% |
1,4% |
(8) |
1,4% |
(8) |
|
JAPON |
165,63 |
131,27 |
-20,7% |
1,2% |
(9) |
0,9% |
(9) |
|
ESPAGNE |
125,52 |
129,34 |
3,0% |
0,9% |
(10) |
0,9% |
(10) |
|
AUTRICHE |
110,29 |
123,00 |
11,5% |
0,8% |
(11) |
0,9% |
(11) |
|
IRLANDE |
96,42 |
89,91 |
-6,7% |
0,7% |
(12) |
0,6% |
(12) |
|
CHINE |
54,14 |
63,40 |
17,1% |
0,4% |
(15) |
0,4% |
(15) |
|
POLOGNE |
71,98 |
58,41 |
-18,9% |
0,5% |
(13) |
0,4% |
(14) |
|
TAIWAN |
57,64 |
48,52 |
-15,8% |
0,4% |
(14) |
0,3% |
(15) |
Importations I° trimestre 2005 et 2006
|
Pays |
I° trim. 2005 |
I° trim. 2006 |
Var. 06/05 |
Quote-part de marché 2005 |
|
Quote-part de marché 2006 |
|
|
TOTAL |
3.426,56 |
3.919,31 |
14,4% |
100,00% |
|
100,00% |
|
|
BELGIQUE |
1.216,69 |
1.358,53 |
11,7% |
35,5% |
(1) |
34,7% |
(1) |
|
ALLEMAGNE |
901,59 |
1.020,62 |
13,2% |
26,3% |
(2) |
26,0% |
(2) |
|
FRANCE |
430,33 |
435,33 |
1,2% |
12,6% |
(3) |
11,1% |
(3) |
|
ROYAUME-UNI |
71,35 |
230,58 |
223,2% |
2,1% |
(7) |
5,9% |
(4) |
|
PAYS-BAS |
211,01 |
224,12 |
6,2% |
6,2% |
(4) |
5,7% |
(5) |
|
USA |
103,85 |
115,26 |
11,0% |
3,0% |
(5) |
2,9% |
(6) |
|
ITALIE |
98,89 |
112,32 |
13,6% |
2,9% |
(6) |
2,9% |
(7) |
|
SUISSE |
38,32 |
58,37 |
52,3% |
1,1% |
(9) |
1,5% |
(8) |
|
ESPAGNE |
37,36 |
34,81 |
-6,8% |
1,1% |
(10) |
0,9% |
(9) |
|
AUTRICHE |
29,70 |
27,21 |
-8,4% |
0,9% |
(11) |
0,7% |
(10) |
|
JAPON |
40,37 |
27,18 |
-32,7% |
1,2% |
(8) |
0,7% |
(11) |
|
IRLANDE |
22,50 |
25,27 |
12,3% |
0,7% |
(12) |
0,6% |
(12) |
|
CHINE |
12,14 |
17,05 |
40,4% |
0,4% |
(14) |
0,4% |
(13) |
|
HONG-KONG |
12,60 |
16,19 |
28,5% |
0,4% |
(13) |
0,4% |
(14) |
|
REP. TCHEQUE |
10,56 |
16,05 |
52,0% |
0,3% |
(15) |
0,4% |
(15) |
Source : STATEC
En 2005, l'Allemagne a été le premier pays acheteur de produits luxembourgeois (2.663 millions d’euro) avec une augmentation de 4,3 % par rapport à l'année précédente. A la deuxième place se trouve la France (1.774 millions), pays vers lequel les exportations ont subi une diminution de 9,3 %. Le flux des marchandises venues de Belgique (1.165 millions d’écu) et d'Italie (661 millions d'euro) est resté le même que l'année précédente, alors que les exportations vers les Etats-Unis (+ 25,9 %), l'Autriche (+ 27,1 %), la Pologne (+ 40,9 %), la République Tchèque (+ 62,0 %) ont enregistré une augmentation.
Au cours du premier trimestre 2006, parmi les principaux partenaires commerciaux, une augmentation tendancielle des exportations est à noter vers des pays tels que les Pays-Bas (23,2 %), l'Autriche (47,0 %), la Chine (145,8 %), le Danemark (35,2 %), alors qu’on note une diminution des exportations vers l'Italie (-16,3 %).
EXPORTATIONS (en millions d’euro)
Principaux pays acheteurs
Janvier-décembre 2004 et 2005
|
Pays |
2004 |
2005 |
Var. 05/04 |
Quote-part de marché 2004 |
|
Quote-part de marché 2005 |
|
|
TOTAL |
9.738,95 |
10.156,65 |
4,3% |
100,00% |
|
100,00% |
|
|
ALLEMAGNE |
2.556,35 |
2.662,59 |
4,2% |
26,2% |
(1) |
26,2% |
(1) |
|
FRANCE |
1.955,45 |
1.774,03 |
-9,3% |
20,1% |
(2) |
17,5% |
(2) |
|
BELGIQUE |
1.160,79 |
1.164,98 |
0,4% |
11,9% |
(3) |
11,5% |
(3) |
|
ITALIE |
670,53 |
660,94 |
-1,4% |
6,9% |
(4) |
6,5% |
(4) |
|
ROYAUME-UNI |
487,66 |
532,72 |
9,2% |
5,0% |
(5) |
5,2% |
(5) |
|
PAYS-BAS |
446,47 |
464,70 |
4,1% |
4,6% |
(6) |
4,6% |
(6) |
|
ESPAGNE |
362,44 |
351,89 |
-2,9% |
3,7% |
(7) |
3,5% |
(7) |
|
USA |
250,06 |
314,83 |
25,9% |
2,6% |
(8) |
3,1% |
(8) |
|
AUTRICHE |
234,30 |
297,87 |
27,1% |
2,4% |
(9) |
2,9% |
(9) |
|
POLOGNE |
104,15 |
146,71 |
40,9% |
1,1% |
(12) |
1,4% |
(10) |
|
SUEDE |
126,30 |
141,18 |
11,8% |
1,3% |
(10) |
1,4% |
(11) |
|
SUISSE |
124,04 |
138,44 |
11,6% |
1,3% |
(11) |
1,4% |
(12) |
|
REP. TCHEQUE |
79,84 |
129,37 |
62,0% |
0,8% |
(14) |
1,3% |
(13) |
|
RUSSIE |
66,94 |
74,42 |
11,2% |
0,7% |
(15) |
0,7% |
(14) |
|
CHINE |
95,31 |
60,83 |
-36,2% |
1,0% |
(13) |
0,6% |
(15) |
Exportations I° trimestre 2005 et 2006
|
Pays |
I° trim. 2005 |
I° trim. 2006 |
Var. 06/05 |
Quote-part de marché 2005 |
|
Quote-part de marché 2006 |
|
|
TOTAL |
2.509,86 |
2.721,63 |
8,4% |
100,00% |
|
100,00% |
|
|
ALLEMAGNE |
640,93 |
666,94 |
4,1% |
25,5% |
(1) |
24,5% |
(1) |
|
FRANCE |
462,73 |
479,88 |
3,7% |
18,4% |
(2) |
17,6% |
(2) |
|
BELGIQUE |
279,38 |
307,31 |
10,0% |
11,1% |
(3) |
11,3% |
(3) |
|
ITALIE |
196,66 |
164,66 |
-16,3% |
7,8% |
(4) |
6,1% |
(4) |
|
PAYS-BAS |
109,62 |
135,08 |
23,2% |
4,4% |
(6) |
5,0% |
(5) |
|
ROYAUME-UNI |
134,13 |
127,49 |
-5,0% |
5,3% |
(5) |
4,7% |
(6) |
|
AUTRICHE |
70,31 |
103,33 |
47,0% |
2,8% |
(9) |
3,8% |
(7) |
|
ESPAGNE |
83,67 |
88,63 |
5,9% |
3,3% |
(8) |
3,3% |
(8) |
|
USA |
83,82 |
82,28 |
-1,8% |
3,3% |
(7) |
3,0% |
(9) |
|
CHINE |
27,25 |
66,97 |
145,8% |
1,1% |
(13) |
2,5% |
(10) |
|
SUISSE |
36,55 |
44,42 |
21,5% |
1,5% |
(11) |
1,6% |
(11) |
|
POLOGNE |
33,23 |
37,90 |
14,0% |
1,3% |
(12) |
1,4% |
(12) |
|
SUEDE |
38,89 |
35,24 |
-9,4% |
1,5% |
(10) |
1,3% |
(13) |
|
DANEMARK |
21,86 |
29,56 |
35,2% |
0,9% |
(14) |
1,1% |
(14) |
|
TURQUIE |
17,07 |
16,63 |
-2,5% |
0,7% |
(15) |
0,6% |
(15) |
Source : STATEC
L’analyse des exportations du Luxembourg par grandes catégories de technologies commerciales confirme la concentration dans les biens intermédiaires et plus particulièrement des produits transformés destinés à l'industrie avec une quote-part qui dépasse 70 % du total. Les secteurs fondamentaux qui alimentent les courants d'exportation sont la sidérurgie, la chimie, le plastique et le caoutchouc. Les biens d’équipement comptent pour environ 9 %. Les biens de consommation maintiennent un taux de 16 % (avec un pourcentage de 4 % de produits alimentaires).
En général la répartition des technologies commerciales des importations dans les quatre catégories mentionnées est semblable à celle des exportations.
Les biens intermédiaires sont au premier rang avec 54 % environ du total. Dans ce secteur, les approvisionnements industriels de produits transformés sont environ de 30 %. Les biens d’équipement ont une quote-part de 12 %. Les biens de consommation représentent environ 23 % du total.
Investissements directs étrangers au Luxembourg
(valeur en euro)
|
2002 |
2003 |
2004 (1) |
2005 (1) |
Flux des recettes Var. % |
|
|
25.489 |
8.812 |
(1) Neuf mois
Source : Banque Centrale du Luxembourg
Sur la base des données " Reprint du Polytechnique de Milan " élaboré par l’ICE (Institut italien pour le commerce extérieur), le Luxembourg occupe le 39° rang des pays dans lesquels l'Italie investit. Les entreprises avec participation italienne sont au nombre de 83, avec environ 5.796 attachés et un chiffre d'affaires de 646 millions d'euro.
Le Luxembourg est le quatorzième pays dans le classement des investisseurs en Italie, avec 52 entreprises qui ont un chiffre d'affaires de 2.776 millions d'euro et 4.940 attachés (données au 1er janvier 2004).
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