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SECTEURS D’INTERET POUR L'ITALIE



Le Service Scientifique de l'Ambassade d'Italie à Paris a conduit un étude sur les coopérations, dans les cinq dernières années, dans la perspective de déterminer les secteurs d’intérêt dans lesquels la France et l'Italie ont développé des coopérations dans le domaine scientifique et technologique (au sein d'un programme de recherche aussi bien bilatérale que multilatéral). Cette étude, qui concerne les Universités, les Organismes de recherche et les Entreprises qui ont des accords de collaboration avec la France en matière de recherche et développement technologique, a le but de quantifier les ressources humaines, financières et techniques de ces coopérations. L'enquête a été menée sur la base d’un échantillon d'étude de 71 Instituts de recherche et 33 Universités pour le secteur public et de 28 entreprises industrielles, qui ont adhéré à l'initiative.
Les informations ont été cataloguées en identifiant les secteurs où l’effort d'internationalisation s'est concentré, la typologie du financement, les ressources humaines impliquées, le but des projets et les résultats des collaborations.

Sur la base de ces données, en considérant en même temps le secteur public et privé, on compte 567 projets de coopération, dont 30,2% réalisés au sein des Organismes publics, 36,6% dans les Universités et 30,2% dans les entreprises. Pour caractériser l'internationalisation des différents sujets et leur capacité à développer des stratégies de coopération, on a introduit un indicateur qui fournit le nombre de projets par organisme de recherche, université ou entreprise. Cet indicateur montre que les entreprises possèdent une plus grande aptitude à l'internationalisation avec 6.7 projets par entreprise, alors que les universités 6.2 et les instituts publics 2.4.

Analyses des données

En ce qui concerne les Instituts publics, on compte 171 projets de recherche en collaboration, dont 19,3% réalisés dans le secteur chimique, 23,4% dans le domaine des sciences de la vie et 13,5% concernent les sciences de la Terre et l’environnement. Dans le domaine de l’ingénierie industrielle (13,5% des projets), 39,1% des collaborations concernent l’ingénierie chimique, 17,4% l’ingénierie électronique et 43,5% l’ingénierie mécanique.

Les Universités italiennes réalisent 208 projets en collaboration, dont 18,8% concernent l’ingénierie industrielle et les sciences de la vie et 21,2% la chimie. Dans le domaine de l’ingénierie industrielle, 41% des projets concernent l’ingénierie électronique, 23,1% l’ingénierie mécanique, 17,9% l’ingénierie chimique, 15,4% l’ingénierie aéronautique et 2,6% l’ingénierie électrotechnique. Quant aux autres secteurs : le domaine agricole-vétérinaire représente 8,7%, l’ingénierie civile 6,3%, les sciences de la Terre et de l’environnement 5,3%, les Télécommunications 5,3% et la physique 5.8%.

Dans le secteur public : 20,3% des projets concernent le domaine chimique, 16,46% l’ingénierie industrielle (dont 32,3% l’ingénierie électronique, 25,8% l’ingénierie chimique, 30,6% l’ingénierie mécanique, 8,6% l'aviation et 1,6% l’ingénierie électronique) et 20,8% les sciences de la vie. D’importants résultats concernent les secteurs agricole et vétérinaire (8,4%), les sciences de la Terre (9,0%), alors que l’ingénierie spatiale, l'espace et les télécommunications ne représentent que 2.9%.

Pour le secteur privé, l’ingénierie industrielle représente 59,7% des collaborations (dont 36% l’ingénierie chimique, 24,3% l’ingénierie électronique et 21,6% l’ingénierie aéronautique), le secteur des sciences de la vie représente 10,7% et les télécommunications 16%.

La distribution des projets de coopération par secteur, en considérant les organismes publics et les entreprises, montre que les principales collaborations se réalisent dans le domaine de la chimie, de l’ingénierie industrielles (surtout ingénierie chimique), des sciences de la vie et des télécommunications, alors que les coopérations concernant la physique, les mathématiques, l'informatique et l’ingénierie spatiale et l'espace sont plus faibles.

En considérant les instituts publics de recherche, 46,2% des projets de coopération sont financés à travers la participation aux programmes communautaires, 25,5% des collaborations sont financés avec des fonds propres, 11,7% à travers programmes nationaux et 3,5% avec des fonds privés.
En ce qui concerne les universités, la principale source de financement des coopérations est représentée par les programmes communautaires (49,5% du total ; si l’on tient compte des financements mixtes, le pourcentage monte à 55%), alors que 12,5% d’entre elles sont financées par des programmes nationaux, 15,4% par leurs propres fonds et 8,7% par des financements privés.
En analysant le secteur public en générale, on remarque que 54,9% des projets en collaboration sont financés (totalement ou en partie) par des programmes européens, alors que 6,1% le sont par des financements privés. Il est important de remarquer que, dans le secteur privé, la source principale de financement pour la coopération industrielle provient des programmes communautaires (80,9%), alors que 13,1% des projets de collaboration sont financés avec des fonds propres, 2,7% par des financements nationaux et 2,2% par des financements mixtes.

Quant aux résultats obtenus dans le cadre des coopérations franco-italiennes, en ce qui concerne les instituts publics, les publications constituent 58,5% des projets, les brevets 3,5% et les thèses de doctorat 12.3%. Dans le cas des Universités, le nombre de publications baisse à 41,3%, alors que les brevets et les thèses montent respectivement à 6,3% et 24.4%. Pour les entreprises, 21,8% des projets de coopération produit des publications scientifiques et à peine 1,1% donne lieu à des brevets ou thèses de doctorat.
Les analyses des résultats des coopérations confirment l'insuffisante capacité de valorisation des résultats de la recherche et la faible interaction entre le public et le privé.
 
En ce qui concerne le secteur public en général, il est intéressant de noter que 85,8% des collaborations se réalisent exclusivement avec des partenaires publics français, dont 39,1% avec les Universités, 14,6% avec le Centre Nationale de Recherche Scientifique (CNRS), 7,1% avec l'Institut Nationale de Recherche Agronomique (INRA) et 4% avec le Commissariat à les Énergies Atomique (CEA), alors que 12,2% se réalisent avec des entreprises et 2,9% concerne des coopérations mixtes public- privé.
Les analyses des coopérations entre les instituts publics italiens et les partenaires français montre que le pourcentage des collaborations avec des instituts publics français atteint 90,1% (dont 22,7% avec CNRS, 23,4% avec les Universités et 9,1% avec INRA). En ce qui concerne les Universités 82,2% des projets de recherche sont conduits avec des organismes publics (dont 53,2% avec les Universités, 5,9% avec INRA, 7,3% avec CNRS et 2,9% avec l'Institut Pasteur), 13,9% avec des entreprises et 3,9% représente des coopérations mixtes.
Pour le secteur privé la situation est spéculaire : 71% des coopérations se réalisent avec des partenaires industriels, 17,7% avec des institutions publiques et 11,3% concerne des collaborations mixtes. Les données confirment donc la limité interaction entre le secteur public et privé.

L’analyse du secteur public montre que les secteurs privilégiés des collaborations franco-italiennes, dans le domaine scientifique et technologique sont : la chimie, les sciences de la vie, l'agriculture, les sciences vétérinaires, les sciences de la Terre et l’ingénierie industrielle (aéronautique, chimique, électronique et mécanique). Quant au secteur privé, les collaborations sont concentrées dans le domaine de l’ingénierie industrielle, des sciences de la vie et des télécommunications.  

L’analyse des données à niveau régional met en évidence le fait qu'en Piémont les principales secteurs de coopération avec la France sont la chimie, les sciences de la vie, l’ingénierie industrielle et les télécommunications. En ce qui concerne la Lombardie, les secteurs privilégiés sont la chimie, les sciences de la vie, les sciences de la Terre et l’ingénierie industrielle (mécanique, aéronautique et chimique). L'Emilie-Romagne est active dans les secteurs de la chimie, de l’ingénierie industrielle et des sciences de la vie. Les principaux secteurs de coopération en Toscane sont les sciences de la Terre, l'agriculture, les sciences vétérinaires, l’ingénierie industrielle (mécanique et chimique) et les sciences de la vie. Le Latium est la région dans laquelle les coopérations dans le secteur de l’ingénierie aéronautique, spatiale et les sciences de la vie sont les plus significatives. En Campanie les principaux secteurs de collaboration sont la chimie, l’ingénierie chimique et les sciences de la vie. Les Pouilles sont particulièrement actives dans l'agriculture, les sciences vétérinaires, alors qu’en Calabre et la Sicile les secteurs privilégiés des collaborations sont, respectivement, l’ingénierie chimique et électronique.
 
L’analyse des résultats des coopérations confirme l'insuffisante interaction entre le secteur public et le secteur privé, cet aspect caractérise les systèmes de recherche des deux Pays. Au sujet des financements, on remarque que les programmes communautaires constituent la principale source de financement des entreprises impliquées en projets de coopération entre la France et l'Italie.

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